Inca Jungle Trail jours 1 et 2

Ça y est, nous y sommes, nous partons vers le Machu Picchu ! Pour y aller, plusieurs choix se présentaient à nous. La version flemmard est d’y aller en train puis en bus, on arrive directement aux pieds du site. Très clairement ça ne nous convenait pas. Une option tentante est d’emprunter le chemin Inca qui relie Cusco au Machu Picchu en 4 jours, l’un des seuls qui n’est pas été démoli par les Incas eux-mêmes, afin de ralentir les espagnols. Oui mais ça coûte près de 500€ par personne et c’est à réserver des mois à l’avance… Le trek du Salkantay sinon, 5 jours de randonnée ! De la randonnée rude, qui traverse paysages de jungle, de montagne, de plateau. Oui mais on a que 4 jours dans notre planning et Léa a un genou douloureux depuis quelques temps. Pourquoi pas l’inca jungle trail alors ? 4 jours pour aller au Machu Picchu, avec un mélange de transport en minibus, vélo, marche et des activités comme le rafting et la tyrolienne.

On signe avec l’agence Marvelous Peru, et nous ferons le voyage avec 5 autres compagnons de route : Rachel et Justin, deux canadiens en voyage pour 8 mois, Rachel (et oui) aussi canadienne qui voyage seule à 22 ans, Aby et Connor deux néo-zélandais officiers de police. Nous sommes tous jeunes (enfin nous un peu moins…) et assez sportifs, nous formerons un super groupe. Rien à voir, mais pendant tout le voyage, Arnaud sera aussi accompagnée d’une bien longue tourista (…)

Vendredi 7 matin c’est parti ! Départ en minibus, pour une première étape de vélo. On nous lâche tout équipés à 3500m d’altitude, sur une route de montagne, et on commence une descente vertigineuse de 2000m de dénivelé. Deux heures de descente pendant lesquelles on a le temps de prendre en main les VTT plus ou moins récents, et de voir évoluer le paysage vers une végétation proche de la jungle tropicale. Quelques souvenirs de Martinique nous reviennent en mémoire. Ce n’est pas l’étape la plus physique (que de la descente), et bien qu’il faille se méfier de la conduite des péruviens, c’est plutôt amusant, avec quelques passages sur des micro-cours d’eau.

On reprend le minibus, et après un sympathique déjeuner, on part pour une grosse demie-heure de rafting sur la rivière sacrée Urubamba. Imaginez : Arnaud à bâbord, Léa à tribord sur l’avant du raft, à donner ensemble le tempo aux rameurs, et à se faire à moitié écraser à l’ordre du guide « Jump on front! ». Franc succès pour cette deuxième expérience , trop vite terminée. Dîner dans le même restaurant qu’au déjeuner, et première nuit dans une vaste chambre d’hôtel ma foi agréable. Rendez-vous demain matin, 6h30 « European time », c’est-à-dire sans retard ! Je vous laisse deviner ce que veut dire « Peruvian time »…

Samedi, ça commence (très) mal. À la fin du petit-déjeuner, une pluie torrentielle a démarré ; ce qui n’est pas surprenant pour une région tropicale en fin de saison humide. Malheureusement, au menu d’aujourd’hui : 6h de marche avec pour destination finale des termes naturelles. On attend que l’orage tropical se transforme en pluie soutenue, on enfile nos ponchos pour protéger nos sacs, et on franchit courageusement le seuil du restaurant. S’en suit 1h30 de marche sur une route mi-boueuse, mi-inondée, qui se conclut par une courte pause près d’une petite maison à la lisière de la forêt. On aura été le seul groupe à marcher cette portion goudronnée, les autres groupes ayant pris des minibus… Nous sommes trempés, nos chaussures et chaussettes tellement inondées qu’on a l’impression de marcher dans une flaque à chaque nouveau pas. Léa est à cran, Arnaud essaie de penser à autre chose qu’à la pluie et son mal de ventre… Bref, on entame une autre heure de marche en montée dans la « pré-jungle amazonienne », par chance la végétation atténue nettement la pluie qui arrive sur nos épaules. Contre toute attente, en arrivant à la seconde maison « check point », le brouillard s’est levé, et la pluie s’est arrêtée ! On s’arrête une quarantaine de minutes devant une table chargée de produits locaux. On se sèche, on écoute le guide nous expliquer​ ce qu’on a devant les yeux, et on goute pleins de choses, dont une version améliorée des feuilles de coca avec des cendres de cacao (dont on n’a pas vraiment déterminé l’origine), de la tequila, du jus de fruits de la passion, une pâte chocolatée coupée au miel (une tuerie), du café, des fèves des cacao, puis on fait des photos avec des habits typiques… Ouf, ça va mieux 😀

Du café !

En reprenant notre route, on prend de la hauteur en suivant un ancien chemin inca, sur lequel Justin profite du paysage dégagé pour mettre son drone en route, puis on redescend au bord de la rivière pour un déjeuner tardif mais bienvenu, que l’on complète de maracuyas (une espèce de fruit de la passion) trouvés en chemin. Dernière étape de marche où l’on suit la rivière et où on la traverse, soit par des ponts (so classic), soit avec un télésiège à l’ancienne (comprendre un chariot accroché à un câble, tiré par deux hommes) ! On emprunte un tunnel, et c’est l’arrivée aux termes. 1h30 de repos dans les différents bassins, avant de rejoindre notre second hôtel et prendre note dîner. La fin de la journée est aux antipodes de son commencement !

NB : Saviez-vous qu’il y a plusieurs sortes de « plat » ? Le guide en a énuméré trois : « Peruvian flat » (c’est plat, comme l’altiplano), « Inca flat » (ça monte) et le « European flat » (la descente quoi…)

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