Le bout de la Carretera australe

Mercredi 8 mars au matin, nous reprenons notre descente de la Carretera en direction de Caleta Tortel, sur la côte. 3h20 pour parcourir 126 km, on commence à être habitués. Ce à quoi on est moins habitués, ce sont les commentaires touristiques du chauffeur en espagnol. Au début on trouve ça sympa, mais au bout d’une heure non stop en espagnol, on commence à n’en plus pouvoir… les boules quiès n’étant d’aucune utilité tellement le chauffeur parle fort ! On arrive avec soulagement (vraiment) à Caleta Tortel en début d’après-midi.

Caleta Tortel est un petit village de 500 habitants, dont les maisons disséminées sur la côte ne sont reliées que par des passerelles en bois. Ça lui donne un petit air ville de pirates, ou encore d’être entré dans Myst (pour ceux qui connaissent). C’est vraiment charmant, et les petits colibris que l’on voit partout ne font qu’améliorer notre impression. L’eau est d’un vert un peu laiteux et on est encore une fois entourés de glaciers. On se trouve une chambre dans un hospedaje où deux toulousains font du « work away ». On nous avait dit qu’il pleuvait tout le temps à Caleta Tortel mais nous avons de la chance : pas une goutte et on a pu se balader tranquillement tout l’après-midi.

Le lendemain matin, nous empruntons le sendero cerro bandera qui nous emmène sur les hauteurs, voir de beaux panoramas sur la baie. Le chemin est très, très boueux (carrément maracageux à certains endroits) et assez mal balisé. Alors que l’on est censés faire une boucle, nous perdons totalement trace du chemin et finissons par couper pour essayer de rejoindre la côte que nous pouvons apercevoir. On finit par retrouver les passerelles de Caleta Tortel, mais avec les pieds trempés. À l’hospedaje, nos hôtes adorables nous aident à nettoyer nos affaires et nous invitent même pour le déjeuner ! Ce sont les toulousains qui ont cuisiné, et nous nous régalons… d’un boeuf bourguignon.

En fin d’après-midi, nous disons au revoir à Caleta Tortel pour emprunter la fin de la Carretera australe, jusqu’à Villa O’Higgins. Au delà, il n’y a plus de route, rien que des fjords. Notre trajet nous fait d’ailleurs prendre encore une fois un bac pour une trentaine de minutes. Sur le chemin, nous rencontrons deux français avec qui nous sympatisons. Ils ont négocié un logement à Villa O’Higgins à 6000 pesos/personnes (- de 10€) avec un chilien qui tient un hostal dont il fait la promotion dans la navette. Arrivés à Villa O’Higgins à 20h30, nous décidons de suivre les français et dînons tous ensemble avec le proprio. L’hostal n’est pas terrible mais ce n’est que pour une nuit et nous passons une très bonne soirée.

Voyez-vous le 2e arc-en-ciel ?

Demain, c’est parti pour l’Argentine !

Une pensée sur “Le bout de la Carretera australe”

Laisser un commentaire