Punta Arenas, ou le (presque) bout du monde

Nous voici donc à l’étape la plus australe de notre voyage, Punta Arenas. Nous sommes juste à côté du détroit de Magellan, canal qui sépare l’Amérique de la Terre de feu, petite île partagée entre Argentine et Chili, abritant en particulier Ushuaia. Encore une fois, il fait très beau, même si les températures ne dépassent pas les 15°C.

Nous profitons du lundi pour nous balader tranquillement dans la ville. Contrairement à beaucoup de villes chiliennes, Punta Arenas est plutôt agréable, avec une belle plaza de Armas, entourée de superbes demeures.

Le soir, nous faisons enfin un restaurant pour nous féliciter de toutes nos randonnées. Notre choix s’est porté sur « La Cuisine », restaurant tenu par un français marié à une chilienne, qui allie produits chiliens et raffinement français. La décoration est très kitch (sur le thème Paris), la musique bien française, on se sent nostalgiques 😉 Après avoir dégusté en entrée la spécialité du coin, le centolla (crabe royal de Patagonie), nous nous régalons de guanaco (et oui, les revoilà nos guanacos !) et de mouton de Patagonie en dégustant de bons vins chiliens. Nous craquons ensuite sur l’assiette de fromages, directement importés de France. Haaaaaaaaa quel délice ! On se rend compte que la cuisine française nous manque… On finit le repas sur des crèmes brulées puis nous nous résignons à rentrer à l’auberge. Ce restaurant nous aura transcendé ! Les plats étaient tous très rafinnés ce qui, avouons-le, change de la majorité de la cuisine chilienne.

Le lendemain matin, nous partons avec une agence sur l’île Magdalena, lieu de nidification des manchots de Magellan (des petits manchots, moitié plus petits que les célèbres manchots empereurs). Après 45 minutes de traversée, nous débarquons sur l’île qui est littéralement couverte de manchots ! Ceux-ci reviennent chaque année pour s’accoupler, couver les œufs et laisser les petits grandir avant de repartir fin mars/début avril. Nous sommes en fin de saison, les petits sont donc déjà grands mais ça reste quand même très impressionnant. L’île vierge de végétation est creusée de toute part par les terriers, et se trouve être bruyante : en effet, les manchots « braient » ( oui, on dirait le cri d’un âne).


Après 1h à mitrailler les manchots, nous réembarquons pour nous approcher de l’île Marta, où une colonie de lions de mer et une colonie de cormorans ont élus domicile. Pour le coup, on aperçoit pleins de bébés lions de mer, tous noirs, qui jouent et s’ébattent dans l’eau, c’est adorable. Les adultes sont plus tranquilles, notamment les imposants mâles qui se dressent de toute leur hauteur en nous jaugeant.


Déjà ravis de notre balade, l’apothéose survient 15 minutes avant de rejoindre la côte, deux baleines croisant notre route. Décidément, nous sommes comblés.


Le soir, c’est encore dîner au restaurant (ben oui, on a fait beaucoup de randonnées quand même^^), bien chilien cette fois, avec un ceviche en entrée puis des raviolis au potiron et un ragout de lièvre. Miam !

Demain, nous prenons l’avion direction le nord du Chili et San Pedro de Atacama, où nous devrions gagner près de 15°C et découvrir de tous nouveaux paysages. Plus de nouvelles sur place 🙂

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