Trek bolivien jour 1 : le Sud-Lipez

Notre séjour au Chili touche à sa fin, nous passons en Bolivie aujourd’hui. Les deux pays sont séparés par une région désertique sur l’Altiplano, le Sud-Lipez. Nous allons faire une excursion en 4*4 de 3 jours dans la région avant de rejoindre la ville bolivienne la plus proche, Uyuni. Cette région située entre 3500 et 4500m d’altitude, où se trouve notamment le salar d’Uyuni, extrêmement réputé. Le plus grand salar du monde, mais on en reparlera plus tard.
Ce matin, nous partons donc direction la frontière chilienne puis bolivienne pour se prêter aux formalités de passage. On en profite pour faire connaissance avec les 4 personnes qui feront le voyage avec nous : Luke et Karla, un couple d’australiens, Tony, également australien, et Peddy, le néerlandais. Nous rencontrons également notre chauffeur, Vladimir, qui est bolivien. Mis à part la cohue au poste frontière, c’est l’occasion de se rendre compte que nous avons vraiment de la chance avec nos passeports français qui nous permettent d’aller dans de nombreux pays sans rien payer et rien justifier. Nous avons rencontré des israéliens qui, non contents de devoir payer 100 US$ l’entrée, ont des guides spécialisés pour chaque frontière à traverser. Apparemment, la frontière Brésil/Bolivie est un cauchemar pour eux : ils doivent entre autres montrer tous les hôtels dans lesquels ils vont séjourner. Bonjour la spontanéité !

Le temps de faire tamponner nos passeports et de petit-déjeuner, nous commençons l’excursion à 11h.
Les premiers paysages sont assez semblables à ce que l’on a pu voir dans la région d’Atacama : déserts, montagnes colorées dans les tons pastels, et lagunes !
Nous faisons nos premiers arrêts à la Laguna Blanca et à la Laguna Verde. Les deux portent bien leur nom. La Laguna Blanca à une eau d’un bleu clair presque blanc tandis que la Verde est d’un bleu-vert profond.

Laguna blanca
Laguna verde

Après avoir traversé des paysages où les couleurs se succèdent (rouge, orange, jaune, noir, etc.), nous nous arrêtons au « désert de Dali », nommé ainsi à cause des formations rocheuses le parsemant, qui rappellent bien sûr ses peintures. Pas aussi impressionnant que prévu, mais le paysage est toujours surprenant.

Nous faisons ensuite une longue pause à la Laguna Salada, encore un endroit magnifique, peint dans des tons pastels assez irréels. Léa en profite pour se baigner dans une piscine à 37°C chauffée par le volcan à proximité, tandis qu’Arnaud préfère prendre des photos.

Nous déjeunons devant ce magnifique panorama, avant de repartir direction les geysers « del sol de manana ». Très différents des geysers du Tatio, ceux-ci se présentent sous la forme de cuvettes remplies d’une eau épaisse et sombre qui « blop » (comme dit Léa) et émet de la vapeur d’eau bien soufrée. L’un de ceux-ci à une activité impressionnante, et Léa n’est pas bien rassurée…


Notre dernier arrêt de la journée est la Laguna Colorada. On la voit venir de loin, ses eaux sont rouges ! Cette couleur atypique est due à la présence d’une algue microscopisque. Conséquence directe, la lagune est recouverte de flamants-roses ! Des centaines et des centaines de flamants de James se présentent à nos yeux, c’est vraiment magique.

Nous restons longtemps à observer ce spectacle, avant de nous rendre à notre auberge. Celle-ci est située dans un tout petit village (Villamar) paumé au milieu du désert, lieu d’habitation du chauffeur. Le soir, on aura le droit à un spectacle des petits garçons du village. Si la danse n’était pas vraiment synchronisée, les flûtes de Pan et les chants étaient en rythme. Léa s’est même fait invitée à danser, et elle n’a pas pu refuser !
Arnaud ne se sentant pas bien, nous nous couchons tôt, d’autant plus que nous avons reculé d’une heure en passant en Bolivie.

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